Asservissements & Générateur stochastique

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Asservissements & Générateur stochastique

Exposition
Les dates de l'exposition seront annoncées prochainement

Vernissage
À venir

Une étrange dynamique de contrôle et de perte de contrôle anime les deux installations sonores Générateur stochastique et Asservissements de l’artiste Jean-Pierre Gauthier présentées à OBORO ce printemps.

Générateur stochastique invite le public à manipuler une console de jeu, influençant et contrôlant ainsi partiellement le résultat sonore de l’installation. Des capteurs laser et une programmation utilisant des paramètres aléatoires modifient les sons produits et leur spatialisation. Pour l’installation Asservissements, l’étrangeté s’immisce entre la fabrication d’une lutherie de type sculptural et son orchestration. Les sons produits par chaque instrument inventé par l’artiste agissent de manière autonome sur leur spatialisation en quadriphonie. La programmation, les modes d’automatisation et les vitesses de jeu des instruments établissent avec l’artiste une relation comparable à celle qu’aurait un chef d’orchestre tentant de guider un musicien qui, lui, improvise en suivant partiellement les consignes qui lui sont données. Le chef se voit contraint de s’adapter aux réactions du musicien. Ainsi, des archets et des éléments percussifs robotisés réagissent de manière inattendue à des lignes de code écrites lors du processus de composition. L’artiste s’ajuste à la manière dont les instruments réagissent afin de programmer des éléments de composition et d’interprétation qui sont agencés de façon modulaire grâce une interface de composition faite sur mesure.

Dès lors s’installe une manière de composer, pour l’artiste et le public, où la perte de contrôle dynamise et met au défi la volonté de contrôle.

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Jean-Pierre Gauthier

À travers des dispositifs visuels, sonores et cinétiques, Jean-Pierre Gauthier fait se rencontrer de façon poétique le hasard, le contrôle, le désordre, le chaos, l’accident. Il déconstruit, détourne, assemble, bricole, mais aussi il fabrique et compose. Dans ses installations les sons et les formes se déploient de manière envahissante et tentaculaire. Plutôt systémiques que robotiques, ses œuvres sont conçues comme des systèmes interconnectés et réactifs où les publics ont les rôles de déclencheurs et de générateurs. Ces installations ont une dimension performative ; elles se déploient, s'activent, s’affolent, s'affairent, s’égosillent, s'usent, s'arrêtent. Son travail a été présenté lors de plusieurs manifestations dédiées aux arts numériques, entre autres Transmediale (Berlin, 2006), Electrohype (Lund, 2006), Tonspur (Vienne, 2010), FILE (Sᾶo Paulo, 2012) International Triennial of New Media Art (Pékin, 2014)et Elektra (Montréal, 2019). Des expositions individuelles et collectives ont également eu lieu en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe et en Asie. Gauthier est récipiendaire de nombreux prix tels que le Prix Sobey pour les arts en 2004, le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton en 2006 ainsi que le Prix Louis-Comtois en 2012. L’artiste est représenté par ELLEPHANT à Montréal.