Coefficients d’intimité

© J. Dubois 2008

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© J. Dubois 2008

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Coefficients d’intimité

avec Matthew Biederman, Jean Dubois et Chloé Lefebvre, Karmen Franinovic, Ying Gao, Adad Hannah et Niklas Roy, Lynn Hughes et Heather Kelley avec Geoffrey Jones, James Partaik, François Quévillon

une exposition du groupe Interstices

Commissaire(s) : 

Exposition
du 13 septembre au 18 octobre 2008

Vernissage
le samedi 13 septembre 2008, à 17 h

Visite commentée avec commissaires et artistes
le samedi 27 septembre 2008, à 15 h
dans le cadre des Journées de la culture

journee de la culture

Depuis une dizaine d'années, l’avènement des divers services de communication en réseau signale un type particulier d’espace public où les rapports sociaux sont amplifiés par la globalisation instantanée des échanges. Étrangement, ces échanges sont souvent filtrés par l’anonymat. D’une certaine façon, l’usage répandu de pseudonymes, d’avatars ou même de fausses identités nous montre que la promiscuité électronique sur les réseaux nécessite, par compensation, une forme de protection de l'intimité personnelle. Dans plusieurs cas, on y voit une occasion de s’exprimer ouvertement avec n’importe qui sans vraiment avoir à s’exposer physiquement. Peut-on y voir une nouvelle forme de bulle psychologique, sinon une tout autre échelle de rapports humains?

La proxémie élaborée par l'anthropologue E. T. Hall concerne la distance physique établie dans une interaction interpersonnelle. Elle marque le territoire nécessaire à tout être vivant pour maintenir un rapport équilibré avec son environnement ou avec autrui. Les idées de Hall peuvent également s’appliquer aux notions d'espace privé et d'espace public avec lesquelles les architectes composent depuis longtemps lorsqu'il s'agit de concevoir des espaces habitables. Sans doute, la culture qui se développe autour de l'usage d'appareils de communication ou des technologies de simulation engendre de nouvelles proxémies. S'agit-il alors de surdimensionner ou plutôt d'estomper les espaces qui nous séparent?

Afin d'explorer le potentiel poétique et sensible de ces nouvelles proxémies entre les corps, les lieux et les machines, l'exposition Coefficients d’intimité s'intéresse de près à ces espaces qui sont de plus en plus modelés par les technologies numériques en présentant des créations artistiques qui intègrent, entre autres, des dispositifs médiatiques tangibles et des interactions in situ. On y retrouve les réalisations de créateurs de milieux tout aussi divers que celui des arts médiatiques, de l'architecture expérimentale, du design de mode ou de la conception de jeux interactifs.

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Interstices

Interstices est un groupe de recherche et de création artistique interuniversitaire fondé en 2001 par Lynn Hughes (Université Concordia) et Jean Dubois (Université du Québec à Montréal). Le groupe s’intéresse particulièrement au potentiel esthétique et poétique d’interfaces tangibles et d’environnements interactifs. Il offre un environnement favorisant la conception, la production, l’analyse critique et la diffusion de projets expérimentaux réalisés par des professeurs et des étudiants des cycles supérieurs. Les travaux produits spécifiquement pour Interstices ont été présentés au Québec (Elektra, Daïmon, Optica, Dare-Dare, Groupe Molior) et sur la scène internationale (ISEA, Japon; File, São Paulo; Millenium Museum, Beijing; Wood Street Galleries, Pittsburgh), et ceux des membres individuels du groupe ont fait l’objet de nombreuses expositions. La prochaine série de projets d’Interstices explorera la convergence artistique des espaces médiatiques, architecturaux et urbains.