Entre les fissures (représenter la quatrième dimension)

Sans titre, Philip Guston, 1975

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Sans titre, Philip Guston, 1975

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Entre les fissures (représenter la quatrième dimension)

avec Barry Allikas, Melanie Authier, John Boyle, Anthony Burnham, Cynthia Girard, Nicolas Grenier, Pierre Dorion, Renée Duval, Dil Hildebrand, Jennifer Lefort, Michael Merrill, Leopold Plotek, Carol Wainio et Etienne Zack

Commissaire(s) : 

Exposition
du 5 novembre au 17 décembre 2011

Vernissage
le samedi 5 novembre 2011 à 17 h

Visite commentée en présence du commissaire
(en français, période de questions bilingue)
le samedi 26 novembre 2011 à 13 h

 

avec la collaboration de : Banque d'oeuvres d'art du Conseil des arts du Canada ; Sun Life Financial ; collection Robert Côté ; collection Robert Chénier, McCarthy Tétrault ; galerie Art-Mûr ; Parisian Laundry ; Galerie Division ; Galerie René Blouin.

Transformer trois dimensions en deux est pour moi une expérience pleine de magie qui me permet d’entrevoir, pour un instant, cette quatrième dimension que tout mon être recherche. – Max Beckmann

Entre les fissures (représenter la quatrième dimension) explore la manière dont certaines peintures, avec leur brassage spatiotemporel inhérent, peuvent nous transporter dans une autre dimension. Cette prémisse tire son origine d’un passage d’une conférence donnée en 1938 par l’influent peintre allemand Max Beckmann. Celui-ci suggérait que les artistes s’attaquant à l’inconciliable tâche de transposition d’un univers tridimensionnel vers un plan bidimensionnel déverrouillent, à l’occasion, une quatrième dimension. Pour Beckmann, les défaillances menant à la création d’une surface picturale rationnellement lisible engendrent des ruptures ou des glissements à même le système pictural, nous guidant vers des espaces sous-jacents et transcendants : les fissures.

Influencé par sa propre expérience d’artiste peintre, David Elliot, commissaire de l’exposition, explique avoir vécu à l’adolescence sa toute première expérimentation d’une « autre » dimension. Cet évènement survint à London, en Ontario, lors d’une visite à la bibliothèque de son quartier, lorsqu’il vit pour la première fois l'œuvre Olga and Mary Visiting (1964-1965) de Jack Chambers : la scène domestique représentant deux femmes prenant le thé au salon était littéralement magnifiée par son envoutant traitement onirique. Aujourd'hui, la volonté de dépasser les frontières stylistiques afin de révéler le pouvoir transcendant du réalisme et de l’abstraction sous-tend l'exposition présentée à OBORO.

Introduites par le dessin de Philip Guston, les œuvres réunies sont issues de 14 artistes contemporains qui, chacun à leur façon, appliquent le principe de sublimation de l’espace et du temps, tel que suggéré par Beckmann. Barry Allikas, Melanie Authier, John Boyle, Anthony Burnham, Cynthia Girard, Nicolas Grenier, Pierre Dorion, Renée Duval, Dil Hildebrand, Jennifer Lefort, Michael Merrill, Leopold Plotek, Carol Wainio et Etienne Zack offrent ainsi au public des univers aussi fascinants qu’insaisissables.

[d’après un texte de David Elliot]

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David Elliott

David Elliott est né en 1953 à Niagara-on-the-Lake en Ontario. Il vit et travaille à Montréal depuis 1977. Depuis 1974, son travail a fait l’objet de nombreuses expositions dans des institutions et des galeries au Canada, dont le Musée national des beaux-arts du Québec, le Centre Saidye Bronfman de Montréal ou encore le centre d’exposition Expression de Saint-Hyacinthe. À l’étranger, son travail a été exposé notamment au Musée des beaux-arts Kaohsiung de Taiwan et lors d’une rétrospective au Musée d’art moderne de Mexico. Il a également participé à des évènements, dont la Manif d’art en 2003. En 2010, il a obtenu l’atelier d’artiste du Conseil des arts et lettres du Québec à New York. Son travail est représenté par la Galerie Joyce Yahouda.