Gibideweshinimin* we are heard walking there – on nous entend marcher là

© J. Chateauvert, 2014

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© J. Chateauvert, 2014

Activité Entete

Gibideweshinimin* we are heard walking there – on nous entend marcher là

avec Émilie Monnet et Pohanna Pyne Feinberg

Médiation culturelle
du 10 novembre 2014 au 30 avril 2015
avec l’École Louis-Joseph Papineau
en collaboration avec Myllène Caetano Alves et des élèves de quatrième secondaire en concentration arts médiatiques

        

Ce projet propose une démarche de recherche et de réflexion prenant pour assise un événement historique important : La Grande Paix, qui s’est déroulé à Montréal en 1701 et s’est conclu par la signature d’un traité de paix. Ce point d’ancrage permettra de mener auprès des élèves une réflexion sur l’histoire, et sur ce qui constitue une coexistence pacifique entre les peuples qui partagent un territoire. Celle-ci se construira par le biais d’activités d’écoutes, d’enregistrements sonores, de retransmission et/ou de performances qui inviteront les élèves à prendre conscience de la mémoire collective et de son inscription dans le territoire tout en découvrant des principes de base de l’art sonore.

* Gibideweshinimin est un mot en langue Anishnabemowin, généreusement traduit par Wilfred Abigosis.

Ce projet est rendu possible grâce à Libres comme l’art, un programme de résidences de création avec le milieu scolaire pour les artistes professionnels, soutenu conjointement par le Conseil des arts de Montréal (CAM), la Conférence régionale des élus (CRÉ) de Montréal et le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

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Émilie Monnet

Artiste interdisciplinaire, Émilie Monnet fonde les Productions Onishka en 2011 dans le but de créer des spectacles nés de collaborations uniques entre artistes de différentes cultures et disciplines. Au croisement entre le théâtre, la performance et les arts médiatiques, sa pratique artistique puise dans la symbolique des rêves et des mythologies – personnelle et collective –  pour raconter des histoires qui interrogent le monde d’aujourd’hui. Ces plus récentes œuvres incluent recompose, un spectacle interdisciplinaire sur le thème des prophéties créé en collaboration avec d'autres artistes autochtones (Festival Phenomena); ainsi que la création d’un laboratoire de création interdisciplinaire avec Waira Nina, artiste autochtone de l’Amazonie en Colombie (présenté à OBORO en juillet 2014). Diplômée en 2007 du programme d’interprétation pour autochtones offert par Ondinnok – en partenariat avec l’École nationale de théâtre du Canada (Montréal) – Émilie Monnet étudie les arts médiatiques et obtient une maîtrise en Études de la paix et Résolution de conflits des universités Deusto en Espagne et Uppsala en Suède. Son engagement artistique s’inspire de nombreuses années d‘activisme auprès d’organisations autochtones au Canada et en Amérique Latine ainsi que de sa participation à des projets d’art communautaire avec des femmes judiciarisées et des jeunes autochtones. De mère anishnaabe et de père français, Émilie vit à Montréal.

Pohanna Pyne Feinberg

Pohanna Pyne Feinberg est artiste et éducatrice. Tout récemment, elle était en résidence à Dare Dare dans le cadre du volet 2_Espace critique, où son projet de recherche En marchant se penchait sur la marche comme processus créatif et pratique artistique. Sa pratique audio-visuelle est stimulée par la présence de l’extraordinaire dans l’ordinaire et se veut la transcription de l’impermanence, de la résonance et de la compassion. Depuis dix ans, Pohanna a conçu des programmes éducatifs pour plusieurs organisations artistiques et culturelles ainsi que pour des institutions où elle enseigne. En 2009, elle a fondé le webzine InspireArt.org, avec l’objectif de sensibiliser le public à l’art communautaire de la région montréalaise. En 2011, son projet de commissaire [in - tur - pri - tey - shuhnz] a exploré les croisements entre l’art contemporain et l’histoire orale. Elle a complété sa maîtrise en histoire de l’art et est actuellement étudiante au doctorat en enseignement des arts à l’Université Concordia. Sa recherche porte sur la marche comme processus créatif et recherche esthétique.