Katyusha : lance-fusées, chansons folkloriques et refrains ethnographiques

© K. Friesen, 2015

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© K. Friesen, 2015

Activité Entete

Katyusha : lance-fusées, chansons folkloriques et refrains ethnographiques

Résidence
19 novembre au 15 décembre 2015

Performance-causerie
jeudi 10 décembre, à 17 h 30

dans le cadre du programme de résidences pour artistes locaux

Récemment amorcé lors d’une résidence au Banff Centre for the Arts, Katyusha est un work in progress. Dans cette performance vidéo, une narration en direct est combinée à une vidéo et à une trame sonore mixées au même moment, qui puisent dans des images, des photos et des sons d’archives, trouvés et retravaillés. L’œuvre interroge le rôle de la chanson comme forme culturelle, s’inspirant du succès soviétique Katyusha – lequel remonte à l’époque de la Deuxième Guerre mondiale et fut choisi comme nom d’un lance-fusées – et de la vie tragique d’Anna German – vedette populaire soviétique, secrètement mennonite, ayant enregistré une version immensément populaire de la chanson en 1962. Agents de sécurité racistes, vol perpétré par des ados triomphants dans un Sam The Record Man de la banlieue de Winnipeg des années 1990, migrations turbulentes qui ont marqué l’enfance d’Anna German et l’ont menée de l’Asie centrale à la Pologne, chorales mennonites ayant refusé de se taire durant le froid silence de l’ère stalinienne, Katyusha examine la fonction de la chanson dans les nationalismes ethniques, la résistance, l’impérialisme, la violence, l’amour, la culture populaire et la foi.

Durant sa résidence à OBORO, Kandis Friesen a pour but de revisiter, de peaufiner et de terminer sa pièce, qui est ancrée dans le langage du cinéma élargi, du documentaire expérimental et de la performance vidéo en direct.

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Kandis Friesen

Née et ayant grandi dans les Prairies, Kandis Friesen est une artiste et une travailleuse culturelle qui vit à Montréal. Par le biais de la vidéo, du son, du dessin, de la performance et de l’installation, elle a développé une pratique interdisciplinaire qui scrute les sites d’articulations ethno-nationales et culturelles, les contextes de langue et de traduction, ainsi que le rôle du document et de l’archive dans les constructions de la mémoire publique. Son travail a fait l’objet de présentations locales et internationales dans différents lieux comme la Centrale, Dare-Dare et la galerie FOFA à Montréal, d’un projet d’artiste dans FUSE Magazine (Toronto) et, récemment, de projections au Festival d’art vidéo d’Athènes en Grèce, au festival MIX à New York et à Histories on the Edge dans le cadre du Berkshire Conference of Women Historians à Toronto. Friesen est lauréate, entre autres, d’une bourse en arts visuels du Conseil des arts et des lettres du Québec (2013), d’une résidence au Mennonite Heritage Centre Archives (2013) et d’une résidence d’artiste québécois du Conseil des arts et des lettres du Québec au Banff Centre for the Arts (2014).