Le Bouclier magique

© Landry

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Le Bouclier magique

Résidence
De juin à août 2005

Le tout dernier projet de Diane Landry, présenté dans nos salles d’exposition, tente de modifier la mémoire émotionnelle liée à la reconnaissance de certains objets. Lorsque nous nous souvenons d’un objet, notre mémoire ne se contente pas de raviver uniquement les caractéristiques formelles de celui-ci, mais également notre réaction sensible jadis vécue lors de ce contact. L’émotion générée par cet objet est attachée à celui-ci de la même manière que son nom. L’artiste a choisi de travailler, cette fois-ci, avec trois structures identiques de lit métallique, objets anonymes et sans histoire provenant directement de l’industrie, en cherchant à provoquer une nouvelle lecture affective qui modifie les connections habituelles liées à cet objet du quotidien.

À partir de 1996, la recherche artistique de Diane Landry se caractérise par la création d’œuvres qui existent dans un espace temporel et qu’elle qualifie d’œuvres « mouvelles ». Le Bouclier magique possède les formes de création qu’on lui connaît et fut créé dans un contexte de résidence d’artiste. L’aspect de contrôle électronique, audio, vidéo et mécanique a été réalisé lors d’un séjour intensif en juin dernier chez Avatar, association de création et diffusion sonores et électroniques établie à Québec. Et durant le mois d’août, c’est dans le Laboratoire nouveaux médias d’OBORO qu’elle a réalisé sa première bande vidéo, Le Bouclier perdu, qui sera également présentée dans l’installation.

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Diane Landry

Diane Landry vit et travaille à Québec. Depuis 1987, ses œuvres ont fait l’objet d’une large diffusion à travers le Canada et ailleurs. Toujours en quête de nouveaux processus de création et attentive à différents milieux critiques, elle a participé à d’importants événements artistiques internationaux dont les francofffonies ! Québec_numériQ, 1ère Fête de la Pleine Lune, au Théâtre du Châtelet à Paris (2006) ; Stockholm New Music (2003) ; Arte en Progresión, Buenos Aires (2003) ; argosfestival, Bruxelles (2002) ; Le Mois Multi, Québec (2002) ; Latinos del Norte, Mexico (2001) ; La Biennale de Montréal (2000) ; Sound Symposium, St. John’s, Terre-Neuve (2000). Elle a effectué plusieurs résidences d’artiste au Canada, aux États-Unis, en France, en Italie et en Argentine. En 2006, elle terminait une maîtrise à l’université de Stanford en Californie. Le Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches lui décernait, en 2003, le Prix Rayonnement international et en 2005, elle recevait l’un des prix de la San Francisco Foundation, The Murphy and Cadogan Fellowship Award. Elle a reçu en 2007 le Prix Giverny Capital, première édition, lequel s'accompagnait d’une bourse de 10 000$.