R.E.D

© S. Lepart, 2013

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© S. Lepart, 2013

Activité Entete

R.E.D

Résidence
20 septembre au 15 décembre 2013

Causerie
21 novembre à 17 h 30

dans le cadre du programme de résidences croisées France-Québec – Arts numériques
en collaboration avec le CALQ et l'Institut français


Cette installation propose une réflexion sur la création de formes géométriques mobiles et communicantes. Des formes triangulaires positionnées avec régularité sur la surface d’un mur ou d’un sol forment une modulation graphique qui réagit à la présence du public.

La pointe de chaque triangle se lève et donne ainsi la sensation que l’on se trouve face à une surface organique, un épiderme qui réagit à notre présence. Il s’excite, se relâche, se réveille, remue puis frissonne. Pas un brin d’air et pourtant… Cette matière-peau serait donc capable d’émotions.

Après une première appréciation, le public imagine le processus en place. Cette surface décrypte son environnement, elle le traduit en termes quantifiables et réagit en fonction. Mais le mécanisme est plus fin et bien moins automatique qu’il n’y paraît. Restreinte au périmètre de son cadre et de ses angles, cette entité donne l’impression de gérer son espace comme elle le peut.

Cette réponse électrodermale aux stimuli de nos mouvements ressemble à l’indice d’une certaine vigilance, contrôlée ou impulsive. Notre présence est à la fois le déclencheur et le sondeur d’un état affectif.

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Selma Lepart

Selma Lepart artiste plasticienne, est diplômée de l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg en France. Son travail est interdisciplinaire : dessin, multimédia, sculpture, création vidéo. Elle utilise pour ses créations des matériaux ou des techniques issues de l’informatique, de la physique et de la chimie (les ferrofluides pour les créations Mercure Noir et Esquive) ou encore les nanotechnologies (Re-gard). Elle collabore régulièrement avec plusieurs laboratoires montpelliérains. Elle a bénéficié ces dernières années de temps de travail au sein même de l’Université des Sciences de Montpellier où un atelier était à sa disposition. Ainsi, elle a pu associer et confronter sa pratique artistique à celle de chercheurs et d’étudiants très attentifs au regard qu’elle portait sur l’objet de leurs recherches. Ce contexte lui a permis de réaliser notamment les créations Mercure Noir et Esquive présentées à plusieurs occasions en France.