Robotique tout-terrain

© J. Field

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© J. Field

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Robotique tout-terrain

Exposition
du 16 mai au 13 juin 2009

Vernissage
le samedi 16 mai à 17 h

Visite commentée (en anglais)
le samedi 16 mai à 16 h
en présence de l’artiste et de Peter Flemming, auteur d’une publication à venir sur Robotique tout-terrain

Périodes d’activité des robots
robots flagellés protozoaires : de midi à 17 h
hydrozoaires : de 14 h à 15 h 30
arthropodes : de 14 h à 17 h

Ce projet aborde des enjeux sociaux liés à la création commerciale de robots dotés d’intelligence artificielle et réagissant aux attentes et aux désirs humains. Robotique tout-terrain a recours à des œuvres vidéo pour révéler la façade de cette attente. Les vidéos sont idéalistes et dépeignent les robots d’une manière virtuelle; leur comportement est à la fois harmonieux et ordonné et ils comblent les désirs de l’artiste en faisant tout ce qu’elle leur demande de faire. Dans l’exposition, les vrais robots n’incarnent pas ces comportements; ils ont leur propre intelligence, leurs propres défauts et sont loin de répondre aux attentes de Field à leur égard. Aussi, ils ne correspondent presque jamais aux attentes exprimées par la vidéo. Les robots manifestent plutôt des comportements qui leur sont propres, des comportements qui ne sont guère conformes aux attentes de l’artiste et qui leur confèrent un caractère bien à eux.

Robotique tout-terrain explore l’idée d’évolution à l’aide de trois différents types de robots qui interagissent entre eux comme dans un écosystème. Chaque type de robot a son propre degré de sophistication. Le plus simple agit tel un organisme unicellulaire. Le robot de deuxième niveau a une structure organique plus complexe; ses sens gèrent les réactions de son corps, mais sans processus mentaux pour interpréter l’expérience. De la conception à la réalisation, le processus de création des robots susmentionnés ne permet pas de les reprogrammer afin d’améliorer leur comportement. Par conséquent, ces robots sont statiques et incapables d’évoluer, au contraire des robots de haut niveau. On peut modifier ces derniers indéfiniment pour les rendre plus efficaces par rapport à leur environnement, leur donnant la possibilité de se souvenir de leurs expériences et d’interpréter logiquement leurs données sensorielles. Tout de même, ils n’arrivent pas à accomplir les exploits robotiques de la vidéo. Combien d’évolutions doivent subir ces robots avant de se comporter conformément aux attentes de l’artiste ? La question s’impose.

Le robot stéréotypé a comme fonction de combler les désirs des êtres humains et de leur donner une satisfaction immédiate. Cependant, les robots ont de nombreuses contraintes matérielles qui entravent leur évolution et les empêchent de réaliser complètement l’idéal que nous leur imposons. Notre conception imaginaire du robot vient alors compléter le portrait.

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Nous remercions le Cirque du Soleil pour son soutien au projet.

Cirque du Soleil

Jessica Field

Jessica Field est née à Pickering en 1978. Elle a étudié les arts médiatiques au Ontario College of Art and Design à Toronto ainsi qu’à l’Université Concordia à Montréal. Elle travaille principalement en robotique et en intelligence artificielle pour créer des jeux théâtraux avec robots, où l’environnement détermine le cours de l’intrigue et où les robots acteurs manifestent leurs défauts de caractère. Le travail de Jessica Field a fait l’objet d’expositions dans des galeries et des musées en Suède, à Montréal et à Toronto. Elle donne des ateliers en électronique depuis 2004 à InterAccess. Elle a récemment animé des ateliers en lien avec le Centre interuniversitaire des arts médiatiques (CIAM) à Montréal et a enseigné à temps partiel à l’Université Concordia en 2007.