Carl Bouchard Pascal Dufaux Chantal duPont Angela Ellsworth Christina Lammer Susan B. Markisz Pam Patterson Jo Spence Terry Dennett Tina Takemoto Tamar Tembeck Auto/Pathographies

Date(s) : 15 sep au 20 oct 2012

Exposition

J. Spence and D. Roberts, 1991-1992

Vernissage
le samedi 15 septembre à 17 h

L’exposition Auto/Pathographies réunit des photos, des vidéos et des performances produites de 1990 à nos jours. Ces œuvres, réalisées par des artistes qui travaillent au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Autriche, posent la question de l’identité et de l’(auto-)représentation qui découlent directement de l’expérience de la maladie. Elles offrent des perspectives à la fois sensibles et critiques à propos de l’impact de la maladie dans la redéfinition de l’être et de ses rapports sociaux.

Le terme pathographie, emprunté aux études littéraires, se réfère généralement à un compte rendu narratif de l’expérience de la maladie. Dans le cadre de cette exposition, son sens est élargi afin d’inclure des « portraits » visuels ou performatifs de cette expérience. Les œuvres vidéo et photographiques présentées dans Auto/Pathographies sont produites dans une perspective autobiographique (autopathographies), ou dans le cadre de collaborations entre des individus malades et d’autres en bonne santé (pathographies relationnelles).

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J. Spence and D. Roberts, 1991-1992

Carl Bouchard a complété un Baccalauréat en arts visuels à l’UQAC en 1990. Depuis, il exerce son travail de création à Chicoutimi, d’abord à l’atelier l’Oreille Coupée (1989-1997) et maintenant aux Ateliers d’Artistes TOUTTOUT (membre fondateur). Président et membre fondateur du centre d’artistes Le LOBE (1993), il agit depuis 2008 en tant que spécialiste en art (MCCCQ) pour l’application de la politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement.

Pascal Dufaux développe depuis plusieurs années des machines vidéo-cinétiques qu’il place à différents endroits, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Ces machines sont élaborées à partir du détournement de caméras de vidéo surveillance qui, mises en orbite par un déplacement mécanique motorisé, scannent l’environnement dans lequel elles se trouvent. À l’image de ces machines envoyées dans l’espace, elles informent le spectateur sur la dimension qui l’entoure.

pascaldufaux.squarespace.com

Artiste multidisciplinaire, Chantal duPont a participé à de nombreux festivals internationaux de vidéo et à des expositions individuelles et collectives. Ses œuvres ont été primées dans des festivals en Belgique, en Colombie, en France, au Portugal et à Montréal où elle a entre autres obtenu, en 2001, le Prix à la Création artistique du CALQ pour sa vidéo Du front tout le tour de la tête. En 2006, elle remporte le Prix Bell Canada d’art vidéographique 2005 pour sa contribution exceptionnelle à l’art de la vidéo.

Angela Ellsworth est artiste multidisciplinaire et professeure associée au Herberger Institute for Design and the Arts à l’École d’Art d’Arizona State University. Sa production se situe au croisement des disciplines du dessin, de l’installation et de la performance, et elle s’intéresse à l’art qui se lie au quotidien, à la confrontation du public et du privé dans des espaces inattendus. Son travail individuel et en collaboration aborde des sujets aussi divers que la maladie, la forme physique, l’endurance, les rituels sociaux et la tradition religieuse.

aellsworth.com

Basée à Vienne, Christina Lammer est artiste multimédia, chercheuse en sociologie et conférencière. Son œuvre propose une ethnographie sensorielle combinée à la vidéo, la performance et l’art corporel dans des cadres cliniques et hospitaliers, pour se pencher sur l’interaction sensorielle entre les patients et les médecins durant le traitement médical. Ses plus récentes publications comprennent MOVING FACES (2015), ANATOMY LESSONS (2013), coédité avec Artur Zmijewski et EMPATHOGRAPHY (2012) toutes publiées chez Löcker Verlag, Vienne.

corporealities.org

Susan B. Markisz est une journaliste multimédia primée et une photographe contractuelle qui s’est jointe en 2005 au personnel de l’UNICEF en tant que photographe et aide-rédactrice de photo. Elle a souvent été honorée par les NPPA, NYPPA et le New York Press Association pour son travail en photojournalisme pour plusieurs clients, dont The New York Times, The Daily News, The Cleveland Plain Dealer, The National Post et plusieurs autres publications, clients corporatifs et ONGs.

digitaljournalist.org/issue0305/smarkisz.html

Pam Patterson est active dans le milieu de l’art et dans la communauté féminine depuis 25 ans. Ses recherches, performances et activités pédagogiques portent sur le rôle du corps dans les pratiques artistiques, les disability studies, les women and gender studies, et la pédagogie de l’art féministe. Elle a publié des articles dans des revues telles que Studies in Art Education, Documentation sur la recherche féministe, Matriart: A Canadian Feminist Art Journal, FUSE, Fibrearts et Parachute.

Jo Spence (1934-1992) était photographe et enseignante, connue pour ses explorations poignantes de la famille et de l’image de soi dans le livre Putting Myself in the Picture (Camden Press). En 1982, elle innova en développant une méthodologie de l’utilisation de la photographie comme outil thérapeutique : d’abord en complément à son traitement contre le cancer du sein, puis pour confronter la question de la mortalité après avoir reçu son diagnostique de leucémie.

Terry Dennett est conservateur du Jo Spence Memorial Archive London depuis une vingtaine d’années. En parallèle, il est membre du Royal Anthropological Institute avec un intérêt marqué pour les crises urbaines et l’exclusion sociale. Actuellement, il est également Président de l’Association for Historical and Fine Art Photography. À titre de conservateur, Dennett continue à fournir de l’assistance aux étudiants internationaux qui s’intéressent à la production de Jo Spence et à ses intérêts pour la thérapie.

Tina Takemoto est artiste et professeure agrégée en Visual Studies au California College of the Arts, à San Francisco. Son travail se penche sur des questions de race, d’identité queer, de mémoire et de deuil. Son projet actuel explore les dimensions cachées des expériences GLBT (gai, lesbien, bisexuel et transgenre) dans les camps d’incarcération des Japonais-Américains pendant la Deuxième Guerre mondiale. Takemoto a reçu des bourses de Art Matters, James Irvine Foundation, et San Francisco Arts Commission.

ttakemoto.com

Détentrice d’un doctorat en histoire de l’art, Tamar Tembeck a un parcours professionnel en tant qu’artiste de la scène et commissaire indépendante. Avant de se joindre à OBORO en 2018 (après de nombreuses années d’implication au sein l’organisme), Tamar était chercheure au sein d’un pôle de recherche universitaire en études médiatiques.

tembeck.org

Auto/Pathographies, commissaire Tamar Tembeck – Photos : Paul Litherland, 2012

Auto/Pathographies, commissaire Tamar Tembeck – Photos : Paul Litherland, 2012

Auto/Pathographies, commissaire Tamar Tembeck – Photos : Paul Litherland, 2012

Auto/Pathographies, commissaire Tamar Tembeck – Photos : Paul Litherland, 2012

Auto/Pathographies, commissaire Tamar Tembeck – Photos : Paul Litherland, 2012

Auto/Pathographies, commissaire Tamar Tembeck – Photos : Paul Litherland, 2012

Auto/Pathographies, commissaire Tamar Tembeck – Photos : Paul Litherland, 2012

Auto/Pathographies, commissaire Tamar Tembeck – Photos : Paul Litherland, 2012

Auto/Pathographies, commissaire Tamar Tembeck – Photos : Paul Litherland, 2012

Auto/Pathographies, commissaire Tamar Tembeck – Photos : Paul Litherland, 2012

Auto/Pathographies, commissaire Tamar Tembeck – Photos : Paul Litherland, 2012

Auto/Pathographies, commissaire Tamar Tembeck – Photos : Paul Litherland, 2012

Auto/Pathographies, commissaire Tamar Tembeck – Photos : Paul Litherland, 2012

Auto/Pathographies, commissaire Tamar Tembeck – Photos : Paul Litherland, 2012