Michèle St-AmandRésidence de commissariat en arts autochtones
OBORO a le grand plaisir d’accueillir Michèle St-Amand pour une nouvelle résidence de commissariat en arts autochtones. Sur une période de huit semaines déployées entre le printemps 2026 et l’hiver 2027, Michèle pourra développer un nouveau projet d’exposition à travers une recherche approfondie mettant en relation son approche résolument décoloniale et collaborative à des notions théoriques plus ciblées entourant les rapports de pouvoir, le féminisme et la subjectivité. À travers cette résidence, la commissaire pourra également affiner son intérêt pour l’intégration des nouvelles technologies dans les pratiques artistiques autochtones.
En plus de bénéficier d’un espace de recherche et d’un accompagnement individuel dans la durée, Michèle St-Amand pourra accéder aux équipements techniques et aux studios spécialisés du LAB d’OBORO afin de tester de nouvelles avenues pratiques qui trouveront écho dans sa prochaine exposition.
Ce programme de résidence en arts autochtones est rendu possible grâce à l’appui du Conseil des arts de Montréal.
Michèle St-Amand termine sa maîtrise recherche-intervention en histoire de l’art à l’UQAM. Elle est titulaire d’une maîtrise en sexologie clinique (UQAM), d’un certificat en arts plastiques (UQAM), d’un certificat 2e cycle en art-thérapie (UQAT) et d’un certificat en muséologie et diffusion de l’art (UQAM). En tant que sexologue-psychothérapeute, elle a intégré l’art dans sa pratique, majoritairement auprès de femmes victimes d’agression sexuelle et en intervention post-traumatique. Dans le cadre de sa maîtrise en histoire de l’art, elle s’intéresse à la décolonisation de la sexualité des femmes autochtones par l’expression artistique et elle a été commissaire de l’exposition Oya’wih qui a eu lieu à la Galerie B-312 du 15 janvier au 28 février 2026. Cette exposition présentait les œuvres de 7 artistes autochtones et afin de créer un univers uchronique dans lequel la sexualité des femmes autochtones n’a pas connu la colonisation. Dans sa pratique, elle a le souci d’intégrer les protocoles autochtones en recherche et en commissariat. Michèle St-Amand est membre de la Nation Wendat.